Pendent que la Sirba amorce une timide décrue le Niger reste menaçant

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Depuis hier le niveau de la Sirba à Bossey Bangou a cessé de monter se stabilisant juste un poil en dessous du niveau de vigilance rouge fixé à 709 cm.

A Garbey Kourou aussi la montée des eaux s’est arrêtée et les observateurs des échelles colorées SLAPIS témoignent un ralentissement de la crue. Cependant les dégâts le long de la Sirba sont importants, surtout au plan agricole. Les eaux avaient déjà ravagé les champs maraîchers en juillet passé, mais cette fois elles ont envahi aussi les champs de mil situés dans des unités topographiques plus élevées.

Les villages plus touchés sont Touré et Bossey Bangou, où l’habitat a été partiellement intéressé et quelque infrastructure a été submergée. A Garbey Kourou un puits a été submergé. Le problème de l’accès à l’eau semble paradoxal mais se représente régulièrement et il est un des causes principales de diffusion de maladies. Quand les puits ou pire les forages sont submergés ils sont contaminés par l’eau de la rivière, quand l’eau se retire et les gens peuvent y accéder à nouveau ne devraient pas les utiliser, mais s’il n’y a pas d’autre choix….

Entretemps à Niamey le fleuve Niger fait peur. Il est en train de monter à des niveaux jamais observés. Ce matin à 8h il était à 644 cm pour un débit de 2757 m3/s. Le système de digues de protection de la ville pour l’instant tien, mais dans plusieurs endroit l’eau est au sommet et on ajoute des sacs de sable pour rehausser les digues. Plusieurs rizières sont déjà inondées ainsi que des quartiers situés dans les bas-fonds.

Les données des niveaux d’eau à la station de Niamey et aussi de Bossey Bangou et Garbey Kourou peuvent être suivis en temps réel sur slapis-niger.org

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