Le CNR s’engage dans le suivi de la qualité de l’air à Niamey, Niger

Les grandes villes de l’Afrique Sub-Saharienne sont parmi les endroits les plus pollués de la planète, malgré le fait que ces pays contribuent marginalement aux émissions totales. Ces pays manquent structurellement des réseaux de mesure au sol des gaz climat altérant, qui sont les seuls instruments permettant le suivi des polluants atmosphériques et donc comprendre l’évolution future du climat. Ce manque est dû à plusieurs raisons, en premier lieu aux difficultés logistiques liées à l’installation et à la maintenance des instruments.

L’Institut de Bioéconomie (IBE) du Conseil National de la Recherche (CNR), en partenariat avec la Direction de la Météorologie du Niger (DMN), a entrepris une activité de recherche expérimentale à travers l’installation de 3 stations AIRQINO à bas coût dans la capitale du pays pour la surveillance des principaux composants de la qualité de l’air. Les stations de mesure ont été installées à la DMN, en milieu urbain, à l’aéroport de Niamey, en milieu périurbain, et à Sadoré en milieu rural. L’objectif est de tester un système de surveillance à bas coût dans un environnement extrême. Si les mesures sont fiables et continues, il sera possible d’avoir des informations importantes sur la qualité de l’air et d’établir les bases d’un système de surveillance local utile tant d’un point de vue socio-sanitaire que pour le système global d’observation des changements climatiques.

Les stations partagent les données en temps réel via le réseau téléphonique mobile et il est donc possible d’accéder en temps réel aux mesures.

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